Category: Livres,Romans et littérature,Autres littératures étrangères
Mourir pour la patrie : Shinichi Higa, soldat de deuxième classe de l'armée impériale Details
Shinichi Higa a quatorze ans quand il est enrôlé dans le bataillon de la première école secondaire d'Okinawa tout comme les mille sept cent quatre-vingts élèves des écoles secondaires de cet archipel situé à environ cinq cents kilomètres au sud de Kyushu. Nous sommes le 25 mars 1945, Shinichi Higa fait partie des plus jeunes soldats de l'armée régulière prêts à verser leur sang pour l'empereur. Mais Shinichi est heureux de défendre sa patrie. Sa seule angoisse est de mourir avant même d'avoir fait son devoir. Car il s'agit pour lui de tuer au moins dix soldats ennemis. En attendant, Shinichi accomplit les tâches qui lui sont confiées. Il transporte des corps d'un lieu à l'autre, vers ces hôpitaux de fortune où les blessés et les morts sont si nombreux qu'il n'est plus envisageable de soigner les nouveaux arrivants. Shinichi se déplace en permanence, il résiste malgré la peur. Au-delà de l'horreur il se cache et survit habité par le désir de se battre. Mais très vite il perd son unité et, séparé des autres, se retrouve seul face à la guerre. Magnifique hommage au courage d'un enfant, à sa belle naïveté, à sa résistance et à son engagement farouches pour son pays.

Reviews
Enrôlé dans l??armée japonaise, un collégien de 14 ans se trouve face à la destruction de la guerre, au moment de l??invasion américaine d??Okinawa. Il participe au transport des blessés, subit les bombardements et est mêlé en spectateur aux batailles dans les tranchées. Pour survivre, pendant la journée il se cache sous les morts. L??auteur décrit le sort des civils, errant entre les deux feux, cherchant à survivre, ou mourir en se jetant des falaises.On lit ce récit d??un bout à l??autre; on arrive à s??imaginer le vent chaud d??une bombe qui explose tout près? et on n??en sort avec la conviction que la guerre n??est jamais, et ne sera jamais « aseptique » pour ceux qui en sont victimes. Un livre dur, même très dur, à méditer quand les gouvernements nous proposent la « smart war » qui ne tue que les « ennemis ».


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